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    Les névralgies occipitales (l’occiput est l’os qui se situe à  la base du crâne en arrière) , sont peu connues du grand public, mais peuvent être responsables de maux de tête terriblement douloureux. Elles ne doivent pas être confondues avec les migraines, ou d’autres types de maux de tête comme les céphalées cervicales ou les céphalées de tension.  Les névralgies occipitales correspondent à la compression ou à l’inflammation de l’un des 2 nerfs qui émergent  à la base du crâne et se dirigent vers le sommet du crâne ou la tempe : les grands et petits nerfs occipitaux.

    La douleur peut être très intense, ressentie comme une décharge électrique à l’arrière du crâne et du cou,  irradiant vers le scalp. Dans certains cas, la douleur peut être ressentie « derrière » l’ oeil.  Le scalp peut être sensible au simple toucher. La douleur est aggravée par les mouvements du cou.  Il peut exister une photophobie comme dans les accès de migraine.
    Les névralgies occipitales peuvent être dues à un traumatisme ou à la répétition de micro-traumatismes . Elles peuvent être liées à une souffrance articulaire concernant les segments cervicaux supérieurs ( en cas d’arthrose par exemple) , ou encore à une souffrance musculaire de la région sous occipitale.  Dans des cas beaucoup plus rares , elles peuvent être symptomatiques de tumeur ou de malformation de la région cervicale supérieure. Dans la majorité des cas , la littérature médicale admet que la cause est difficile à mettre en évidence.LON

    Nous avons reçu une patiente souffrant d’une douleur à départ occipital droit irradiant vers la tempe droite depuis plusieurs semaines. La douleur peut être insomniante, elle est modérément calmée par les analgésiques et anti-inflammatoires usuels. La patiente en question présente des radiographies démontrant une arthrose modérée du rachis supérieur. L’examen clinique nous conduit à considérer une névralgie occipitale , et plus précisément du petit nerf occipital, associée à une souffrance vertébrale segmentaire du rachis cervical supérieur.
    Ce nerf est issu du deuxième nerf cervical .  Après avoir fait une « boucle » vers le haut, il chemine en arrière du muscle sterno-cléido-mastoidien.  Lorsque vous tournez la tête d’un côté, c’est ce muscle du cou qui apparait très saillant à la verticale de l’oreille du côté opposé. Le nerf chemine  latéralement à un autre muscle rotateur  , le « splenius captifs » .    Dans la partie la plus supérieure du cou, les deux muscles sus-cités constituent une sorte de «  goulet » où chemine le petit nerf occipital qui « percera » un peu plus haut, le fascia cervical profond (sorte d’enveloppe qui entoure l’ensemble des muscles) pour devenir sous-cutané.

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    Coupe échographique du côté douloureux. Le nerf apparait plus « épais ».

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    Coupe échographique du côté asymptomatique

     

    C’est précisément à cet endroit, que nous avons placé notre sonde d’échographie (image 1). Dans notre cas, l’échographie nous permet de visualiser un nerf dont la surface de section (son calibre en quelque sorte) est presque 2 fois plus importante (0,7 mm2)  en comparaison du côté opposé (0,4 mm2)  (image 3).
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    Le Doppler puissance permet de mettre en évidence une activité vasculaire autour du nerf.

     

     

    Cette augmentation du calibre du nerf, correspond à la présence d’un petit œdème intra-neural, résultant d’un phénomène de compression en profondeur du fascia cervical, au niveau du goulet musculaire. Nous repérons également (image 2 )ce que nous appelons une hyperémie péri-neurale qui dans ce cas pourrait correspondre à un mécanisme inflammatoire initié par le nerf lui-même (Inflammation neurone , petits points rouges sur l’image 2).

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    Les techniques de PNE et l’EIP sont réalisées sous contrôle échographique.

    Le traitement a d’abord consisté  à « ajuster «  ( terme utilisé par les chiropracteurs pour décrire le type de manipulation qu’ils utilisent) le rachis cervical supérieur, puis à utiliser notre technique de stimulation Intra-musculaire périneurale sur les deux berges du goulet. Nous avons également utilisé une technique d’électrolyse percutanée au niveau des différents rapports de ce nerf. Procédure écho-guidée quasi-indolore (image 4).

    Nous avons revu la patiente 2 fois par la suite, et avons noté à l’échographie une nette diminution de la surface de section (0,5 mm2) de ce nerf associée à une évolution clinique très favorable (image 5).
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    Amélioration clinique et échographique.